Classement des lycées
Article mis en ligne le 31 mars 2017

par sudeduc35
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Sud éducation dénonce un classement des lycées
–entre enfumage et magouilles- !

Selon le ministère, les indicateurs de résultats des lycées permettent d’évaluer l’action propre de chaque lycée en prenant en compte la réussite des élèves au baccalauréat et leur parcours scolaire dans l’établissement. Ils concernent l’ensemble des lycées d’enseignement général et technologique et des lycées professionnels, publics et privés sous contrat.
Mais une question nous taraude !
Pourquoi en Bretagne les lycées privés confessionnels sont-ils systématiquement classés devant les lycées publics ?
Selon le ministère Il ne s’agit pas de réaliser un classement des lycées, mais de proposer une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d’un établissement (sic !).
L’objectif des indicateurs de résultats des lycées est double :

  • rendre compte des résultats du service public national d’éducation en diffusant au grand public des éléments d’appréciation de l’action propre de chaque lycée
  • fournir aux responsables et aux enseignants des lycées des éléments de réflexion pour les aider à améliorer l’efficacité de leurs actions (resic !)

De qui se moque-ton ? Alors que qu’il est de notoriété publique que les établissements privés confessionnels, contrairement aux lycées publics, ont le choix du recrutement de leurs élèves !

ils peuvent sélectionner sur dossier , sur la base des résultats au collège à l’entrée de la seconde, alors que les lycées publics accueillent tous les élèves de leur secteur.
De plus, ils excluent en cours de route les élèves qui ne sont pas au niveau, pour s’assurer d’avoir 100 % de réussite au bac. Ceux-ci se retrouvent dans les lycées publics ou passent leur bac en candidats libres 
Et Les taux de réussites au baccalauréat, sont calculés à partir « la part de bacheliers parmi les élèves ayant passé l’examen dans l’établissement »( 2) donc ce calcul ne tient pas compte des élèves que l’établissement ne présente pas et qui sont donc contraints à se présenter au bac en candidats libres.
Et comment interpréter des dossiers ou certains bulletins d’élèves qui passent du privé au public, sans aucune mention de leurs difficultés rencontrées et vite constatées dans le nouvel établissement.

Où est réellement la manipulation ?
Actuellement on voit que la réussite au bac n’est plus un problème pour les lycéens puisque en Bretagne, 92.4 % ont leur diplôme. Le problème se situe dans la réussite post-bac et en particulier dans les 2 premières années, que des années de bachotage ne permettent pas d’assurer au mieux.
Il faudrait s’intéresser aux réussites 2 ans après le bac où les lycées publics tirent leur épingle du jeu mieux que le privé .
Mais jouer une concurrence à court terme, sans prendre en compte la réelle prise en charge pédagogique des élèves, relève de la manipulation !

Sud éducation dénonce cette manipulation qui sous couvert d’objectivité, fournit des indicateurs trompeurs ! Car cette manipulation accroît la concurrence entre établissements publics et privés confessionnels.
Sud éducation dénonce l’enseignement privé au « caractère spécifique », à l’idéologie revendiquée, qui sélectionne comme elle veut son public, qui choisit ses enseignants, qui décide de ses rythmes scolaires et qui est un appel au consumérisme éducatif.
L’éducation de nos enfants est évidemment, une affaire publique mais ne peut être soumis à une foire aux bons points qui privilégie l’enseignement privé catholique !

1.Citation : l’avis du monde
« les données diffusées par l’Education nationale permettent de déduire le caractère sélectif d’un établissement entre la 2de et le bac, mais pas d’identifier ceux qui sélectionnent à l’entrée en seconde. En revanche, ils permettent d’identifier ceux qui excluent des élèves en cours de scolarité. 
Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef du Monde Campus »

2.Sur le site du gouvernement : http://www.education.gouv.fr
« Comment apprécier l’apport propre d’un lycée ?
Les résultats d’un établissement sont une réalité complexe. La question est de savoir ce qu’un lycée a « ajouté » au niveau initial de ses élèves. Si un lycée présente une valeur élevée pour un indicateur, c’est peut-être dû au fait :

  • qu’il a reçu de bons élèves, dotés de bonnes méthodes de travail, qui ont pu obtenir le baccalauréat sans effort particulier de sa part
    … »

« Des indicateurs complémentaires
Ils sont établis à partir des résultats des élèves ayant passé le baccalauréat et des données liées au déroulement de leur scolarité :

  • le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la part de bacheliers parmi les élèves ayant passé l’examen
    … »


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