Quelques gestes de prévention ou même de premiers secours... face à la hiérarchie
Article mis en ligne le 18 septembre 2016
dernière modification le 9 novembre 2016

par redaction-sudeduc35
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Lors de la survenue d’un différend avec un supérieur hiérarchique, même si le conflit n’est pas encore avéré ou advenu, un certain nombre de précautions sont à prendre :

Eviter de trop parler, ce qui peut paraître comme une explication, une mise en perspective risque fort de se retourner et devenir des éléments de l’argumentation adverse.

Ne pas considérer le supérieur comme un interlocuteur comme un autre*. un « égal » pour se confier, trop dire de soi, cela pourra être utilisé comme argument à charge. Nos paroles peuvent servir à alimenter ce qui nous sera reproché.

Eviter d’écrire sous le coup de la colère, là aussi le risque de retour peut être violent, avant de faire parvenir un écrit, voir avec un ou des camarade(s), collègue(s) , un syndicat afin d’ avoir un avis ou une perception
« extérieurs »

Ne pas se rendre seulE à la convocation d’un supérieur hiérarchique, un témoin (qui peut être un collègue, un représentant syndical) peut éviter les dérapages et les propos tenus par le supérieur hiérarchique pourront être attestés. Le supérieur devrait ne pas s’en trouver offusqué, s’il n’a que de louables intentions.

• Si le besoin de parler, de se confier est un réflexe pour certainEs confrontéEs à une situation de conflit le ou la concernant, des collègues, des camarades, des représentantEs syndicaux sont des interlocuteurs ou des interlocutrices qu’il vaut mieux préférer.

Consulter son dossier administratif. cela est un acte administratif qui demande un délai et une procédure (courrier et réponse de l’administration pour la date de la consultation) ; c’est un droit pas une faveur. La consultation de ce dossier qui contient les pièces habituelles sur le déroulement de carrière - rapports d’ inspections, évaluations etc. - peut s’avérer utile pour « découvrir » des courriers que les chefs d’établissements ou les inspecteurs ont transmis sans que l’ on en ait eu forcément connaissance.

Ce qui motive ces conseils sur ce que nous considérons comme des réflexes élémentaires relève d ’« évidences » et de constats.

Un supérieur hiérarchique a un rôle, une fonction et même en dehors de la volonté de nuire (qui n’est pas toujours présente, certes), il aura à prendre position et devra se soumettre à ceux qu’il sert, à savoir les instances qui lui sont supérieures.

Autre évidence, seulE on n’est pas le ou la plus lucide -qui que l’on soit- lorsqu’on est en proie à des tracasseries de la hiérarchie pour « trier » dans les arguments ; ceux qui pourront être retournés et nous desservir, d’où la nécessité d’ un regard extérieur dans lequel on a confiance.
Les « cas » de camarades sanctionnés doivent nous rappeler que lorsque la logique hiérarchique est à l’œuvre, il est difficile de s’y opposer, chaque défaite d’unE camarade, est un point d’appui supplémentaire pour l’ administration : à cet égard le grief d’« insuffisance professionnelle » qui est une façon de licencier unE fonctionnaire, de réduire les effectifs, donc de fragiliser collectivement, est une arme redoutable dont use l’administration .
Enfin contrairement à ce que l’on pense trop souvent le fait de s’estimer être dans son bon droit ne protège pas, c’est omettre que face à la hiérarchie nous sommes dans un rapport de force et qu’une approche collective, des actions collectives pour soutenir unE camarade, ’contenir la hiérarchie s’avèrent plus protectrices plus efficaces pour tous et toutes donc pour chacun et chacune. Bref la solidarité au sein même du lieu de travail peut entraver des tracasseries, une persécution, une procédure de déstabilisation, de sanction.

* Nous avons tendance à penser que même en dehors de toute situation de conflit ou de désaccord, s’en tenir à un minimum de relation avec les chefs d’établissements, les inspecteurs, leurs représentantEs, les autres chefFEs de service ou faisant fonction est une mesure de protection pour se prémunir de certains déboires. Il arrive que des conversations anodines, qui semblent ne pas porter à conséquences puissent se révéler des entraves lors de conflits, des sapes par des propos qui sont recyclés par l’autorité à notre détriment. Bref tenter une tenue à distance préventive, vigilante.

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face à la hiérarchie


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