Création du collectif des précaires de l’éducation
Article mis en ligne le 4 juin 2016

par redaction-sudeduc35
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COORDINATION DES PRÉCAIRES DE L’ÉDUCATION EN GRÈVE CONTRE LA LOI TRAVAIL
Déjà à Joliot Curie, Coëtlogon, Chartres-de-Bretagne, Bréquigny... des internats et des vies scolaires ont été fermés en pleine semaine. Dans de nombreuses écoles les services de restaurations sont restés fermés les jours de manifestation. Dans des dizaines de bahuts depuis le 9 mars nous, précaires de l’éducation, sommes nombreux à poser des jours de grève de manière ponctuelle ou même continue.

Lundi 16 mai nous nous sommes rassemblés lors d’une première réunion de coordination des personnels précaires de l’éducation. Une trentaine de personnes (ASEN, EVS-AVS, animateurs-trices périscolaires, ATSEM, enseignants-es, vacataires,…) étaient présentes représentant une vingtaine d’établissements dans toute l’Ille-et-Vilaine.
Il nous a semblé important de mener à partir de cette coordination une action de sensibilisation et de soutien aux collègues isolés dans les établissements.

LA LOI TRAVAIL REMET EN CAUSE CENT ANS DE LUTTES SOCIALES !
Depuis bientôt trois mois les mobilisations contre la loi travail s’intensifient. Les lycéens-es, les étudiants-es et les précaires n’ont pas attendu l’appel des centrales syndicales pour manifester, occuper les lycées, les facs et faire grève. Dès le début, le mouvement a donné naissance à des manifestations dont les cortèges n’avaient pas été aussi fournis depuis bien longtemps, révélant un large refus de la précarisation de l’emploi. Aujourd’hui les grèves commencent à émailler le territoire et à bousculer le quotidien, notamment dans les transports routiers, ferroviaire et aérien, chez les dockers...

C’est nous, PRECAIRES, qui faisons tourner les machines de l’éducation : Ecoles, Collèges, Lycées, Cantines, Garderies… Nous gérons, au jour le jour des centaines et des milliers d’élèves dans des locaux toujours plus dégradés par le manque de moyens et de personnels. Indispensables, et avec des conditions de travail qui se dégradent, nous sommes pourtant les plus mal payés ! Nous ne bénéficions d’aucune formation, nous travaillons à temps partiel et avec des horaires variables. Régulièrement, des tâches qui ne correspondent pas à nos missions nous sont confiées. À cela s’ajoute la précarité de nos contrats (renouvelés à l’année, au trimestre et parfois au mois) ce qui s’apparente, surtout en période de mouvement social, à un véritable chantage à l’emploi pour ceux qui souhaitent faire grève, ou ne serait-ce que contester un ordre ou une décision, et être gardé l’année suivante.
La précarité, nous ne voulons pas la retrouver lors de futurs emplois, ni la voir s’étendre au sein même de l’éducation !

POURQUOI FAIRE GRÈVE ?

Faire grève permet plusieurs choses : Tout d’abord cela bouleverse le quotidien des établissements et force la hiérarchie - et surtout le rectorat et donc en dernière instance le gouvernement – à prendre la mesure de notre opposition, c’est cela la création d’un rapport de force.
Ensuite cela nous permet de dégager du temps afin de participer pleinement au mouvement contre la loi (manifestations, assemblées générales, blocages économiques, etc). Enfin, c’est aller à la rencontre de nos collègues, leur permettre de sortir de l’isolement.
Faire grève est un acte hautement solidaire !
Appartenant au secteur de l’éducation nous pouvons subir diverses pressions, ou nous sentir coupable. Nous nous battons pour l’intérêt commun, pour nos élèves, comme l’ont bien compris les lycéens qui montrent depuis le début du mouvement leur hostilité à la loi !

COMMENT FAIRE GRÈVE ?

Aucune obligation de prévenir son chef de service. Un préavis couvre tous les personnels de l’éducation au moins jusqu’en juillet.
Grâce à ce préavis tous les salariés de l’éducation nationales peuvent se mettre, dès qu’ils le souhaitent et pour le temps qu’ils veulent, en grève (une seule heure sera comptée comme une journée).
De plus toute personne qui fait grève perd 1/30e de son salaire par jour de grève (par exemple : un peu moins de 20 euros/jour pour un mi-temps d’ASEN).
NOUS APPELONS TOUS LES PERSONNELS À SE METTRE EN GRÈVE LORS DES PROCHAINES JOURNÉES D’ACTION ET DE MANIFESTATION ET À LA RECONDUIRE JUSQU’AU RETRAIT DE LA LOI.

ORGANISER LA GRÈVE
Lorsque la grève dure, face aux pertes de salaire notre meilleur outil pour l’organiser est la caisse de grève. Tous les secteurs qui mènent des grèves illimitées y ont recours, à l’instar des cheminots ou des ouvriers des raffineries en 2010. Organisons-nous pour récolter de l’argent lors de nos rassemblements, ou auprès des personnels. Redistribuons cet argent entre nous, proportionnellement aux jours de grève.
RETROUVONS-NOUS POUR NOUS ORGANISER LORS DE LA PROCHAINE RÉUNION DE COORDINATION LUNDI 6 JUIN À 18H
AUX LOCAUX DE SUD EDUCATION : 5 RUE DE LORRAINE (VILLEJEAN)
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE JUSQU’AU RETRAIT DE LA LOI EL-KHOMRI

COORDINATION DES PRÉCAIRES DE L’EDUCATION EN LUTTE
precaireseduc.luttes@hotmail.com

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